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Anthropologie des sociétés post-esclavagistes. Recherches comparées à partir de la Caraïbe et des Amériques noires. Les figures de la soumission (deuxième année)

Coordonné par Jean-Luc Bonniol, Odile Hoffmann, Marie-José Jolivet et Anne-Marie Losonczy

3ème lundi du mois, de novembre 2013 à juin 2014, 9h-13 h.
EHESS, salle 1, RDC, bât. Le France, 190-198 av de France, 75013 Paris

Ce séminaire s’intéresse à l’empreinte persistante de la colonisation esclavagiste sur les sociétés dont elle a provoqué la naissance ou affecté le devenir. Il s’est attaché durant les dernières années aux processus et aux conflits mémoriels actuels en liaison avec la prégnance et les limites des catégories servant à identifier les groupes et les individus, à la question des rapports de sexe et de genre liés à l’organisation familiale et, enfin, dans une visée réflexive, aux représentations écrites et imagées de ces sociétés, qu’elles émanent de l’intérieur d’elles-mêmes ou de l’extérieur.

Au cours de l’année 2013-2014, il poursuivra le propos entamé en 2012-2013 : examiner les figures sociales, politiques et symboliques de la soumission et de la subversion dans le contexte particulier des sociétés post-esclavagistes, non seulement à travers des usages contemporains de la mémoire de la domination et de la résistance dans l’action politique mais aussi dans la persistance des stéréotypes et des représentations culturelles soutenant ou subvertissant ces figures. De même, il s’intéressera aux divers statuts individuels, de groupe et de genre qui reconfigurent des formes de soumission ou de subversion liées à l’institution coloniale et esclavagiste. Il s’interrogera notamment sur les positions qui construisent ou légitiment les hiérarchies, dont les positions économiques ou politiques fondées sur l’accès et le contrôle des ressources, qu’elles soient matérielles –la terre, la production- ou immatérielles –le pouvoir rituel par exemple. Il traitera également les mobilités et les migrations comme stratégies de résistance à la sujétion.

De même que les années précédentes, nous serons attentifs aux modes de renversement ou de subversion des hiérarchies par la mise en récit, et l’acte expressif créateur, musical ou plastique, représenté comme acte de résistance.

- 25 novembre 2013 :
Richard Wilk, « Consequences of Slavery ? Food and Labor in Belize  » exception. salle du Conseil A (R-1)
Aline Helg, « Résistance et révolte des esclaves des Amériques : réflexion sur les stratégies de libération avant l’abolitionnisme  »
- 16 décembre 2013 :
Corinne Fortier, « Haratin de la société maure de Mauritanie : genre, statuts, ressources  »
- 20 janvier 2014 :
Gaetano Ciarcia, « Le passé de l’esclavage en héritage culturel au Bénin. Réflexions sur une mémoire promise  » (autour d’un film vidéo)
Anne Doquet, « Traditions et « décolonisation culturelle  » au Mali : démocratie, diplomatie, décentralisation et droits de l’Homme avant l’heure  »
- 17 février 2014 :
Anne-Marie Losonczy, « Résistance ou recomposition ? Emergence de nouvelles territorialités indigènes en contexte urbain (Colombie)  »
Odile Hoffmann, « Territorialités en concurrence, identités mouvantes : afro, indiens et paysans en Colombie  »
- 17 mars 2014 :
Marcel Dorigny,
Frédéric Régent, « Figures de la soumission et de la résistance dans les interrogatoires d’esclaves lors des procès  »
- 19 mai 2014 :
Marie-José Jolivet, « La conversion aux cultes protestants chez les marrons de Guyane ou l’ambivalence du religieux en matière de résistance et de soumission  »
Kali Argyriadis, « Catholiques, apostoliques et non-sataniques. Le culte à la Santa Muerte à Veracruz (Mexique)  »
- 16 juin 2014 :
Dominique Rogers,
Capucine Boidin, « Les mots guarani de la vassalité et de l’esclavage à l’époque coloniale (1752-1813)  »