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Journée d’étude « VisaGe, analyse des violences fondées sur le genre : données, santé, jeux d’échelles"

A Sciences Po Paris (salle A. Percheron), le lundi 4 décembre.

Journée d'étude « VisaGe, analyse des violences fondées sur le genre : données, santé, jeux d'échelles"

Présentation de la journée VisaGe du 4 décembre 2017, organisée par C. Cavalin (LIEPP), P. Delage (Univ. Lyon II) et D. Lacombe (CNRS Urmis).


"Analyse des violences fondées sur le genre : données, santé, jeux d’échelles"

Depuis près de quarante ans, sous l’effet des revendications féministes, les violences envers les femmes (puis les « violences fondées sur le genre »), ont fait l’objet d’une politisation engageant de nombreuses instances de la vie sociale. Des institutions sanitaires, policières, juridiques et judiciaires en passant par des espaces associatifs impliquant nombre de travailleurs sociaux et de militants professionnalisés : toutes ces instances configurent aujourd’hui une problématisation publique qui non seulement eût été impensable de la sorte avant les années 1980, mais qui paraît en outre cristalliser l’un des objectifs apparemment les plus consensuels et les plus itératifs des pratiques gouvernementales visant l’égalisation des conditions entre les sexes. Ce phénomène de publicisation est d’autant plus patent qu’il a été et reste un phénomène transnational.
Ce mouvement s’est aussi accompagné d’une multiplication des qualifications des violences, et parfois d’un éclatement définitionnel, face auquel le concept féministe de continuum des violences aide à penser l’unité des phénomènes étudiés en même temps que leur diversité.
À ce jour et malgré la publicisation des violences fondées sur le genre, la lutte contre celles-ci n’est pas toujours synonyme de leur illégitimité. Pour preuve, les controverses autour de personnages publics, de responsables politiques, de faits présentés comme des bavures policières qui, venant « défrayer la chronique », révèlent aussi la possibilité de l’impunité et le caractère artificiel d’un consensus qui ne serait donc qu’apparent. On peut également déplorer le manque d’unité institutionnelle académique, alors que nombre de jeunes chercheurs et chercheuses entreprennent des enquêtes fouillées, abordant un commun intérêt d’investigation à partir d’angles disciplinaires et épistémologiques inédits.
Réunissant une quarantaine de jeunes chercheurs et chercheuses spécialisé•e•s dans l’analyse des violences fondées sur le genre, le laboratoire junior VisaGe ambitionne de fédérer un collectif d’investigation interdisciplinaire autour de trois axes :
1. Approches qualitatives et quantitatives
2. Santé publique
3. Jeux d’échelles et contextes politiques.
Il s’agit de formaliser un collectif académique inédit, autour de l’analyse de ces violences à partir de la présentation d’enquêtes originales, en cours ou récentes, tout en promouvant des approches pluri-centrées (aux « Nords » et aux « Suds ») et non cloisonnées, c’est-à-dire attentives à la circulation des savoirs et aux jeux d’échelles à l’œuvre dans la construction et la documentation de l’enjeu social étudié.
VIsaGe a été créé grâce à l’appel à projets Université Sorbonne paris Cité (USPC) - Cité du Genre 2017. Il est également soutenu par le Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) de Sciences Po, par l’Unité de Recherche Migrations et Sociétés (URMIS) de l’IRD et du CNRS, par la Fédération Sciences Sociales Sud (F3S) de l’IRD.
Le 4 décembre 2017, le labo junior VisaGe – Cité du Genre se réunit pour la première fois en session plénière pour lancer ses travaux : après une matinée réservée aux membres du labo, des présentations seront réalisées et discutées au cours de l’après-midi (voir affiche jointe).
Pour participer au labo junior, et à l’après-midi du 4 décembre, les demandes d’inscriptions doivent être adressées à : labo.visage@gmail.com

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