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Journée doctorants URMIS, les 23 et 24 septembre 2010 à Paris

Articuler différentes échelles : relations micro-sociales au sein de systèmes mondialisés

La journée doctorants URMIS aura lieu le jeudi 23 septembre (de 9h à 12h30) et le vendredi 24 septembre (de 9h45 à 12h45), à l’université Paris Diderot.

Lieu : Salle des thèses. UFR de sciences sociales, université Paris 7 Denis Diderot. Dalle des Olympiades, Immeuble Montréal, 2ème étage. Accès par le 59 rue nationale, Paris 13ème. Métro Olympiades (ligne 14), place d’Italie (lignes 5, 6, 7) ou Tolbiac (ligne 7). Plan d’accès


Programme

Jeudi 23 septembre 2010

- 9h-9h30 : Accueil
- 9h30-9h45 : Ouverture et présentation de la journée – Laura Schuft et Marjolaine Paris

Première session : Négociations identitaires au sein de systèmes migratoires et post-migratoires

Discutant et président de session : Denis Vidal, Chercheur IRD, URMIS Paris

- 9h45-10h15 : « Le préjugé dans le système des migrations internationales. Une comparaison des points de vue des (jeunes) majoritaires » – Alessandro Bergamaschi, doctorant, URMIS Nice
- 10h15-10h45 : « Les symboles ethniques comme enjeux d’échanges matrimoniaux à Tahiti, Polynésie française » – Laura Schuft, doctorante, URMIS Nice

- 10h45-11h : Pause café

- 11h-11h30 : « L’émergence de la lusophonie sur le terrain des radios dites communautaires en France : enjeux, stratégies et ambivalences dans les relations triangulaires entre Portugais, Brésiliens et Français » – Magali Nayrac, doctorante, URMIS Nice
- 11h30-12h30 : Discussion des communications et échange avec le public

- 12h30 : Pot amical

Vendredi 24 septembre 2010

Deuxième session : Négociations de pouvoir au sein de systèmes économiques formels et informels

Discutant et président de session : Alain Morice, chercheur CNRS, URMIS Paris

- 9h45-10h15 : « Immigrer, se prostituer, s’endetter pour regagner un statut à distance : les tactiques des transsexuelles péruviennes prostituées à Nice » – Prune de Montvallon, doctorante, URMIS Paris
- 10h15-10h45 : « Dynamiques professionnelles locales aux croisements de systèmes mondialisés : sociologie de la filiale nigériane d’un groupe multinational » – Marjolaine Paris, jeune docteure, URMIS Paris

- 10h45-11h : Pause café

- 11h-11h30 : « Migrants circulaires ou assignés à circuler ? La mobilité canalisée des travailleurs étrangers au service de la monoculture de fraise » – Emmanuelle Hellio, doctorante, URMIS Nice
- 11h30-12h30 : Discussion des communications et échange avec le public
- 12h30-12h45 : Conclusions de la journée – Doctorants, URMIS Nice et Paris

- 12h45 : Pot amical


Argumentaire

ARTICULER DIFFÉRENTES ÉCHELLES :
RELATIONS MICRO-SOCIALES AU SEIN DE SYSTÈMES MONDIALISÉS

Nous avons souhaité pour cette journée d’étude inscrire nos travaux de doctorat dans une réflexion sur les liens entre parcours d’acteurs, rapports sociaux localisés et systèmes mondialisés.

Par parcours d’acteurs, nous insisterions sur la manière dont les expériences et les trajectoires personnelles, ainsi que les choix d’actions (stratégies ou comportements moins réfléchis impulsés dans un contexte immédiat) jouent un rôle dans le positionnement des acteurs sociaux dans les systèmes étudiés, tout en reflétant certains rapports de pouvoir au sein de ces derniers. Il s’agira d’étudier les positionnements et modalités d’action des acteurs dans ces systèmes mondialisés, qui leur ouvrent un champ des possibles et en ferment d’autres, influencent plus ou moins fortement et plus ou moins longuement leurs trajectoires.

Les « relations micro-sociales » ou « rapports sociaux localisés » sont l’ensemble très divers de formes sociales prises par les rapports qui se nouent entre les acteurs concernés : des discours, actions et stratégies individuels aux interactions interindividuelles et formes collectives organisées (configurations et structures organisationnelles). Les relations et formes sociales que nous observons localement sur nos terrains de recherche s’inscrivent dans des contextes sociaux, historiques, politiques, géographiques et économiques spécifiques et circonscrits, localisés.

Ces contextes et terrains sont eux-mêmes connectés avec des systèmes mondialisés entendus comme les structures qui s’organisent autour de la circulation différentielle, présente ou passée, des biens, des capitaux et des personnes à l’échelle mondiale (structures institutionnelles, juridiques et étatiques, mais également réseaux ou configurations plus informels). Nous partons donc du postulat, à partir de nos objets d’étude, de l’existence de systèmes mondialisés s’enracinant dans des structures de pouvoir et de domination liés aux rapports sociaux de classe, de genre et d’origine.

À partir d’objets d’études variés où apparaissent ces systèmes mondialisés au sein desquels s’inscrivent des migrations et se (re)produisent des catégorisations ethniques, il s’agirait d’analyser les articulations entre les positionnements des acteurs dans les systèmes sociaux concernés, leurs parcours, leurs actions et les interactions entretenues avec d’autres acteurs positionnés différemment dans ces systèmes ou dans d’autres systèmes.

A travers l’analyse de ces articulations, sera posée en particulier la question du pouvoir au sein des systèmes concernés : répartition du pouvoir entre les différents acteurs, revendications, résistances et stratégies, principes explicites et implicites de hiérarchisation des relations (statuts socioprofessionnels, statuts juridiques, ethnicité, race, classe, genre), pouvoir des acteurs dans et sur les systèmes au sein desquels ils évoluent.

La complexité des relations analysées tient dans l’existence de nombreux niveaux intermédiaires (États et administrations, entreprises, associations, réseaux) entre les acteurs et les systèmes au sein desquels ils se positionnent. Tous ces niveaux, allant de l’interindividuel à l’international, de l’informel au formel, s’influencent réciproquement et interagissent.

La diversité de nos recherches empiriques en cours à l’URMIS nous semble un atout pour échanger, comparer et proposer un regard croisé sur la diversité des principes d’organisation et des rapports sociaux de domination des différents systèmes mondialisés, sur leur (éventuelle) imbrication et sur les multiples positionnements et trajectoires des acteurs dans ces systèmes.