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Mahalia Lassibille

Mahalia Lassibille est anthropologue, Maitre de conférences au département Danse à l’université paris 8, responsable de la licence Arts du spectacle - Danse.

Voir : http://www.danse.univ-paris8.fr/chercheur.php?cc_id=4&ch_id=378

Après des études de Sociologie et d’Anthropologie à l’Université de Bordeaux II, Mahalia Lassibille a passé sa thèse intitulée « Danses nomades. Mouvements et beauté chez les Peuls WoDaaBe du Niger » en Anthropologie sociale et Ethnologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales sous la direction de Jean-Loup Amselle en 2004.
Elle a enseigné comme ATER et comme chargée de cours au département d’Anthropologie (1996-2008) et de S.TA.P.S. (1999-2003) de l’Université de Bordeaux II, au département d’Arts Plastiques de l’Université de Bordeaux III(2000-2005), au département de Danse de l’Université Paris VIII (2005-2008) et à la section Danse de l’Université de Nice Sophia Antipolis (2006-2008). En 2008, elle a été nommée Maître de Conférences en Anthropologie de la danse à la section danse/Département Arts de l’Université de Nice Sophia Antipolis, et elle fut directrice de cette même section entre 2010 et 2012. Depuis 2013, elle est Maître de Conférences au Département Danse de l’Université de Paris VIII. Elle est membre associée à l’unité de Recherches Migrations et Société - URMIS (UMR 205), et fait partie de l’ACD (Association des Chercheurs en Danse) et de la Société des Africanistes.

Elle mène ses enquêtes de terrain au Niger depuis 1994 et au Mali depuis 2009. Son travail ethnographique a été centré au départ sur l’analyse des danses woDaaBe dans un cadre cérémoniel en croisant des outils utilisés en danse (analyse du mouvement...) et en anthropologie. Ses recherches ont ensuite porté sur le passage scénique des danses woDaaBe lors de festivals en France et sur leur mise en tourisme au Niger, ces trois temps interagissant dans une dynamique de revendication politique.

Cet axe de recherche l’a conduite à questionner l’usage des catégories en danse qui représentent un arrière-plan fondamental des pratiques et des regards. Après un travail de déconstruction de la catégorie « danse africaine », elle s’intéresse à celles de « danse africaine traditionnelle », « contemporaine », « danse moderne »..., plus particulièrement à la manière dont les acteurs africains les utilisent, se les réapproprient et les réinterprètent. Ce pan donne actuellement lieu à des recherches avec des chorégraphes et des institutions reconnues mais surtout avec des pratiquants anonymes et des réseaux alternatifs. Il s’agit d’introduire dans l’analyse l’histoire de chaque espace chorégraphique africain, la spécificité des parcours des danseurs et la construction de leurs pratiques en danse.