Accueil > Membres > Doctorants Urmis > Mangane Abdourahmane

Mangane Abdourahmane

Abdourahmane Mangane est doctorant à l’URMIS Nice.
Il réalise une thèse de sociologie sur les rapports entre les transferts migratoires et le processus d’individualisation des migrants sénégalais en France sous la direction de Jocelyne Streiff-Fénart.
Financement : contrat doctoral 2012-2015

Thèmes de recherche
Politiques de développement, Politiques migratoires, Processus d’individualisation, Solidarité familiale, Transferts d’argent, Ethnographie multi-située

Thèse
Plus qu’une simple activité économique ou une manne financière importante pour le développement des pays d’origine, la recherche considère les transferts financiers des émigré(e)s sénégalais(e)s installés en France comme des activités sociales où se manifestent des processus d’empowerment par lesquels ils (elles) tentent de gagner du pouvoir, de l’autonomie et de la reconnaissance.
Dans un premier temps, la recherche abordera les transferts migratoires individuels à l’échelle familiale en s’inscrivant dans la « troisième voie » entre individualisme et communautarisme, tracée par Alain Marie : celle d’une individualisation, laissant une place à l’autonomie du sujet dans le cadre d’une éthique réaménagée de la solidarité. Abordée dans cette perspective, cette autonomie sera considérée comme ne relevant pas entièrement de l’intérêt personnel du migrant au détriment des liens familiaux. L’objectif consistera à montrer que les migrants sénégalais en France s’inscrivent dans un processus d’individualisation qui est moins l’expression d’une remise en question de fond en comble de la solidarité familiale qu’une revendication d’en définir la forme et la direction en fonction de nouveaux standards de justice sociale intériorisés au cours de la migration voire même avant le départ.
Dans un second temps, les transferts migratoires collectifs des émigré(e)s sénégalais(e)s seront étudiés à l’échelle villageoise. Cette question sera principalement traitée sous deux angles. Il s’agira, premièrement, d’analyser l’impact de l’évolution des associations de migrants en France (multiplication des associations régies par la loi 1901, prise de pouvoir par les jeunes au sein des collectifs de migrants, partenariat entre migrants et collectivités locales françaises…) sur la pratique de la générosité collective des sénégalais (es) en France. Ensuite, les transferts migratoires collectifs seront appréhendés dans la perspective d’un processus d’empowerment à la fois élargi (relations de pouvoir entre : migrants/non migrants et entre les migrants eux mêmes) mais aussi inverse par rapport au processus lié au remises individuelles à savoir : l’effritement du pouvoir social et symbolique des migrants dans un contexte d’émergence d’un mouvement associatif local non initié directement par les migrants, mouvement plus ou moins autonome institutionnellement et financièrement vis-à-vis des associations de migrants. Il s’agira, dans cette partie, de démontrer que la quête de pouvoir par les migrants se situerait davantage dans la recherche de prestige et de reconnaissance que dans une volonté d’avoir une emprise sur les fonds collectifs envoyés.
Enseignement : Chargé d’enseignement à l’Université Nice Sophia Antipolis
2014-2015
 Travaux dirigés : Méthodologies sociologiques 1, licence 1 sociologie-ethnologie
 Travaux dirigés : Lire la sociologie 4, licence 3 sociologie
 Travaux dirigés : Ecrire la recherche, Master 1 sociologie
2013-2014
 Travaux dirigés : Méthodologies sociologiques 1, licence 1 Sociologie-Ethnologie
 Travaux dirigés : Méthodologies sociologiques 2, licence 1 Sociologie-Ethnologie
 Travaux dirigés : Lire la sociologie 4, licence 3 Sociologie

Abdourrahmane.MANGANE@unice.fr