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Panafricanisme et Renaissance Africaine

Communiqué de presse

Une trentaine d’intellectuels de premier plan venus d’Afrique et des diasporas africaines ainsi qu’un large public incluant les Rastafaris se sont réunis dans l’ancienne salle plénière de l’Union Africaine à Addis-Abeba, les 17 et 18 mai 2013 à l’occasion du symposium « Être panafricain », événement officiel du Sommet spécial célébrant le 50ème anniversaire de l’Organisation de l’Unité Africaine / l’Union Africaine.

Quatre tables rondes ont été tenues sur les thèmes suivants : 1. Responsabilités, 2. Connaissance, 3. Défis, 4. Futur(s). Ce symposium a été suivi le 19 mai par un atelier dont l’objectif était de formuler un agenda de recherche sur le panafricanisme et la renaissance africaine.

Un tel débat sur les racines, les réalisations et les défis du panafricanisme est une étape fondamentale vers la réalisation de la Renaissance africaine. Un certain nombre de questions importantes ont été soulevées dans les conclusions de ce symposium :

1. Nous devons combler ce qui est perçu comme un fossé croissant entre l’élite panafricaine et les expériences populaires du panafricanisme.
2. Nous devons inclure les femmes et les jeunes dans la production et la transmission des connaissances.

3. Nous devons encourager un dialogue fructueux sur les relations entre l’Afrique et ses diasporas. C’est une mesure clé vers l’intégration des états et des peuples ainsi qu’une étape nécessaire vers la sécurité et la solidarité collective.

4. Nous sommes responsables de l’intégration des connaissances sur le panafricanisme dans les curricula généraux à tous les niveaux des systèmes éducatifs, créant ainsi les conditions propices à la Renaissance de l’Afrique et des Africains, qu’ils soient sur le continent ou dispersés dans le monde.

5. Nous nous engageons à partager les fruits de nos débats sur des supports imprimés et audio-visuels afin de contribuer à une prise de conscience générale si cruciale face aux défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés, au seuil du 21ème siècle.

Ce symposium a été coordonné par la Commission de l’Union africaine, avec le soutien de l’Union européenne Union, du CODESRIA, de l’Université panafricaine, et l’Institut de Recherche pour le Dévelopement. Les autres partenaires de cet événement historique étaient l’Open Society Foundation, le Centre français des études éthiopiennes, l’Institut Français, l’Unité de recherche Migrations et Société, l’UNESCO, l’Organisation internationale de la francophonie et BGI Ethiopia.