Accueil > Recherches > Thème 3 : Mobilité, mémoire et rapport au territoire

Programme 3.2. : Anthropologie de l’exil extrême

- Chercheure : M. Hovanessian

Ce programme vise à rendre compte de subjectivités résistantes, d’espaces de subjectivation là où des violences d’Etat ont produit le gommage des « lieux anthropologiques » entendus comme des lieux investis du pouvoir de « penser le lieu » où la vie ordinaire d’un groupe se raccroche au lignage, aux filiations, transformant le lieu géographique en un territoire de vie ritualisé, symbolisé. Une anthropologie de l’exil extrême croise nécessairement une anthropologie de la violence moderne et de l’imaginaire national, notion qui nous convie à revenir sur le concept de diaspora qui élabore des espaces de fiction actifs. Il s’agira de saisir des contenus d’une anthropologie de l’exil qui font référence à des expériences de dé-symbolisation et qui doivent nous conduire à approfondir la notion de champ symbolique, à distinguer des symboles.

Ces questions seront abordées à partir des enquêtes suivantes :

- Les « communautés nées du déni politique » (exil arménien, exil juif, “nation” romani)
- Les productions sur la disparition dans le contexte argentin