Accueil > Membres > Membres associés à l’Urmis > Schuft Laura

Schuft Laura

English version


Laura Schuft

Laura Schuft

Contact : Envoyer un mail

Docteure en Sociologie

Maître de conférences

LAMHESS : Laboratoire Motricité Humaine, Education, Sport, Santé (EA 6312)

&

URMIS : Unité de Recherche Migrations et Société (CNRS UMR 8245)

Université Nice Sophia Antipolis


RECHERCHES ACTUELLES (LAMHESS, UFR STAPS, Nice) :

Page-web : http://www.unice.fr/ufrstaps/lamhes/articles.php?lng=fr&pg=151

Mes recherches au Laboratoire Motricité Humaine, Education, Sport, Santé (LAMHESS) visent à élucider les processus sociologiques qui participent à éloigner ou à attirer des participants à la pratique durable d’activités physiques et sportives (APS), selon les APS et les appartenances sociales multiples. Le cadre théorique privilégie la sociologie des rapports sociaux de pouvoir (genre, ethnicité, classe et statut sociaux, âge, normes corporelles), considérés comme des systèmes imbriqués. Les analyses se centrent sur les mécanismes de régulation sociale qui imprègnent les structures et institutions ; et l’interaction de ceux-ci avec le microsociologique : les stratégies sociales, les mises en scène, et les constructions identitaires. Il s’agit d’aborder les facteurs d’engagement dans des APS à travers l’étude des contraintes ou encouragements structurels et macro-sociaux (qui affectent les personnes différemment selon les catégorisations sociales multiples), et à travers les stratégies sociales qui y font face ou les interactions qui participent à les (re)produire.

Mots clés : rapports de pouvoir, régulation sociale, mise en scène, représentations sociales, activité physique

Contrat de recherche en cours : Projet ANRS (2014-2016) "La fatigue physique chez les personnes vivant avec le VIH. Étude pluridisciplinaire de ses facteurs et de ses relations avec l’activité physique". L’axe sociologique vise à étudier l’expression et la construction sociale de la fatigue, et leurs liens avec l’activité physique et avec les enjeux d’identité(s) et d’expression possible de la séropositivité.


RECHERCHES DOCTORALES :

Titre de thèse : Couples ‘métropolitain’ – ‘polynésien’ à Tahiti.
Enjeux de l’ethnicité, du genre et du statut socioéconomique dans un contexte postcolonial

Date de soutenance : 12 novembre 2010

Directrice : Jocelyne Streiff-Fénart, Directrice d’URMIS, Université de Nice Sophia Antipolis

Résumé : Visant à éclairer l’articulation entre rapports interethniques, de genre et de statut socioéconomique dans une société postcoloniale, cette recherche s’intéresse aux couples interethniques ‘métropolitains’ - ‘polynésiens’ à Tahiti, Polynésie française. En dépit d’un métissage supposé idéal, dont les unions interethniques sont emblématiques, leurs discours montrent que l’usage de catégorisations participe à (re)produire des différences ethniques au sein des familles. Les catégorisations se font hiérarchiquement, s’appuyant sur des oppositions constituées en termes d’‘évolution’ ou de ‘modernité’, sous-entendant le statut socioéconomique. Le genre traverse ces hiérarchisations. La double représentation de la femme ‘polynésienne’ comme vecteur de ‘modernité’ et douce (mythe de la vahine) ou comme dominante (mythe du matriarcat), selon l’appartenance ethnique du conjoint, participe à maintenir une hiérarchie raciste. Si l’éloge du couple interethnique dans lesquels l’homme est ‘blanc’ se base sur le statut ethnique de ce dernier, construit en ‘émancipateur’ de la vahine, les couples dans lesquels le ‘statut ethnique’ dominant est du côté de la femme, plus rares à se former, sont dévalorisés. Les couples interethniques se trouvent aux carrefours de ces rapports de pouvoir qui forment des systèmes imbriqués de ‘racisme genré’ et de domination masculine normative au sein du couple. La mise en rapport de leurs témoignages et représentations, et des statistiques sur les caractéristiques des couples interethniques, dévoile des mécanismes de coproduction des rapports sociaux de pouvoir qui se déclinent dans la vie sociale de tous les jours, et ce jusqu’aux sphères familiales et intimes.

Cadre théorique :

- rapports sociaux de pouvoir (genre, ethnicité, statut socio-économique), régulation sociale, colonialité du pouvoir, ’intersectionnalité’


PUBLICATIONS :

Rapports de pouvoir et activités physiques

Bergamaschi A., Schuft L., Massiera B. (2013). Représentations et pratiques de nature dans un territoire transfrontalier : le cas ’Marittime-Mercantour’. Espaces et Sociétés, vol.4, n°155, pp.143-157.

Falzon C., Chalabaev A., Brizzi C., Ganga M., Schuft L., & Arripe-Longueville F. (d’). (2013). Beliefs about physical activity in sedentary cancer patients : A qualitative study. Asian Pacific Journal of Cancer Prevention, vol.13, n°12, pp.6033-8.

Schuft L., Bergamaschi A. (2013). “This land is my land”. Local identity and the development of outdoor leisure tourism in a French National Park. Society and Leisure, vol.36, n°2, pp.215-231.

Schuft L. & Massiera B. (2012). "Marketing a nation by the performance of gendered, exotic bodies in sport and beauty contests : the case of Tahiti", Sport in Society, vol.15, n°1, 103-116.

Massiera B. & Schuft L. (2010). "Community Development of Whitewater Sports in the Southern Alps", Journal of Physical Education and Sport, vol.29, n°4, pp.11-15.

Rapports de pouvoir en Polynésie française

Schuft L. (2014). Devenir "demi" en Polynésie française. Les enjeux de l’ethnicité, du statut socioéconomique et du genre, Anthropologie et Sociétés, vol.38, n°2 (Le Métis comme catégorie sociale : revendications, agencéité et enjeux politiques), pp.67-88.

Schuft L. (2013). La "colonialité du pouvoir" en Polynésie française : de l’institutionnel à l’intime, Asylon(s), vol.11 (Quel colonialisme dans la France d’outre-mer ?), URL : http://www.reseau-terra.eu/rubrique286.html.

Schuft L. (2013). "La mixité conjugale à Tahiti. Au-delà d’une simple affaire de famille", Cahiers de l’Urmis, n°14 (Articuler différentes échelles. Relations micro-sociales au sein de systèmes mondialisés), URL : http://urmis.revues.org/1184.

Schuft L. (2012). "Les Concours de beauté à Tahiti. La fabrication médiatisée d’appartenances territoriale, ethnique et de genre", Corps, n°10 (Corps en relations interethniques : migrations, identifications et hiérarchisations), pp.133-142.

Schuft L. (2012). "Couples ’mixtes’ à Tahiti : une approche intersectionnelle des rapports sociaux de pouvoir". In Kallenberg V., Meyer J., Müller J.M. (coord.), Intersectionality und Kritik. Neue Perspektiven für alte Fragen / Intersectionnalité & Critique. Nouvelles perspectives pour de nouvelles questions, Springer VS, Wiesbaden, pp.143-160.

Schuft L. (2008). "Ethnic representations and social integration of contemporary French migrants in Tahiti, French Polynesia", Pacific Studies, vol. 31, no. 2, pp.25-52.

Schuft L. (2007). "Attitudes et intégration sociale des fonctionnaires métropolitains à Tahiti", Bulletin de la Société des Etudes Océaniennes, n°309, pp.75-104. Article disponible sur le site du Haut Commissariat : "Les métropolitains ’expatriés’ en Polynésie française".


SÉMINAIRES SUR INVITATION :

Schuft L. & Manier M. (2012). Genre et nation. La régulation sociale de la féminité et de la francité en contexte (post)colonial. Séminaire : Le genre en situation coloniale et post-coloniale, New York University, Paris, avril. Responsable : Christelle Taraud.

Schuft L. (2011). Régulation sociale de la parenté dans la coproduction de systèmes de pouvoir ethniques et de genre. Le cas de Tahiti postcolonial. Séminaire international : Sexe et race entremêlés du Programme européen EURESCL, WP4 : Constructing Otherness, Paris, mars. Responsables : J.-L. Bonniol & A.-M. Losonczy.

Schuft L. (2011). La régulation sociale de la sexualité dans la (re)production des rapports sociaux de pouvoir à Tahiti. Séminaire du CREDO (UMR 6574), Université de Provence, Marseille, février. Responsable : L. Dousset.


COMMUNICATIONS EN COLLOQUE :

Schuft L. & Bergamaschi A. (2012). "(Dé)Légitimations des pratiques de nature et logiques identitaires. Etude de cas dans un parc national en France". Colloque international : Expériences de loisir et circulation des savoirs. Dynamiques et enjeux, Congrès ACFAS, Montréal, 9-10 mai.

Schuft L., Parisot D., Massiera B. (2011). "Le développement des sports de nature dans un parc national : La place de l’altérité". Congrès ACAPS, Université Rennes 2, 24-26 octobre.

Schuft L., Oussalem Y., Parisot D. (2011). "Le sport de nature comme lieu de représentations géographiques et sociales divisées". Congrès 3SLF (Société de Sociologie du Sport en Langue Française), Université de Paris-Ouest Nanterre, 25-27 mai.

Schuft L. (2011). "(En)jeux de pouvoir dans les discours politiques sur l’équipe française de foot : ethnicité, classe et nation". Colloque : L’ethnicité sportive : Signe et ressources de la question sociale et politique de la différence, Thématique 3 : La régulation politique, Université Bordeaux 2, 19-20 mai.

Schuft L. & Manier M. (2011). "D’une rive à l’autre de la France postcoloniale : la régulation sociale de la féminité et de la francité". 11e Congrès AFSP 2011, section thématique 53 : Genre et Nation, Strasbourg, 31 août-2 septembre.

Schuft L. (2010). "Symboles ’ethniques’ comme enjeux d’échanges matrimoniaux à Tahiti, Polynésie française". Journée d’étude des doctorants de l’URMIS : Articuler différentes échelles : relations microsociales au sein de systèmes mondialisés. Université de Paris 7, 23 septembre.

Schuft L. (2010). "Ethnic borders within ‘mixed’ families in (post)colonial Tahiti". Colloque : Bonds and Borders : Identity, Imagination, Transformation. University of Glasgow Graduate School, Glasgow (UK), 4 juin.

Schuft L. (2010). "Représentations et hiérarchisations dans des couples interethniques à Tahiti. Enjeux sociaux du choix de conjoint". Colloque : Livre Blanc des SHS sur l’Océanie, Session : "Représentations exogames et endogames". Organisé par le CREDO (Centre de Recherche et de Documentation sur l’Océanie, UMR 6574) et IMASIE (Réseau Asie, UPS 2999), au siège du CNRS, Paris, 10-12 mars.

Schuft L. (2009). "Couples ‘mixtes’ comme approche intersectionnelle : le cas de Tahiti". Colloque : ‘Race’, ‘Classe’, ‘Genre’ comme catégories de la différence et de l’inégalité : Comment profiter des approches de l’intersectionnalité en sciences humaines et sociales ?. En collaboration avec CIERA, à l’EHESS, Paris, 10-12 sept.

Schuft L. (2009). "Genre, ‘race’ et ‘colonialité du pouvoir’ dans les stratégies conjugales en Polynésie française". Colloque : Les Unes et les Autres en migration - Les rapports de genre entre public/privé. 2L2S de l’Université Paul Verlaine de Metz (France), Universität Trier (Allemagne), Centre de Documentation des Migrations Humaines de Dudelange (Luxembourg), 14-16 mai.


FORMATION UNIVERSITAIRE :

• Ph.D : Sociologie (2010), Université de Nice-Sophia Antipolis (Nice, France)

• MASTER : "Sociétés et cultures du Pacifique insulaire" mention Sociologie (2004), Université de la Polynésie Française (Tahiti, Polynésie française). Sous la direction de Bruno Saura.

• BACHELOR OF ARTS (Bac+4) : Sociologie et Littérature française (2000), Tufts University (Massachusetts, USA).

Voir en ligne : Publications déposées dans HAL-SHS