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Séance du Groupe de Travail « Migrants Portugais et ‘Lusophones’, en France et ailleurs »

Le jeudi 22 janvier de 14h à 17h à l’Urmis Paris

Quand change le cadre migratoire : l’expérience des migrants du Mozambique
dans le Johannesburg post-apartheid

Par : Dominique Vidal, U. Paris Diderot / Urmis

- Résumé : À partir d’une enquête menée entre 2005 et 2008, ma communication insistera sur les changements dans l’expérience des migrants du Mozambique entraînés par la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. On se demandera d’abord si une nouvelle forme de travail migrant ne s’est pas mise en place à la faveur des transformations économiques et politiques qu’a connues la région. On s’intéressera ensuite à l’adaptation à la vie à Johannesburg de ces migrants, en soulignant en particulier leur recherche de l’invisibilité qui les différencient des autres migrants africains que compte la ville. On montrera enfin que la xénophobie qu’ils rencontrent les pousse à se penser comme un groupe ethnique qui reste toutefois en creux, tant la parole qui énonce son existence, loin de constituer le support d’une mobilisation ethno-politique, sert avant tout à protéger leur identité personnelle en se démarquant discursivement des autres Africains.


Migrants et réfugiés africains à Nampula (Mozambique) : contextes d’accueil et modalités d’insertion (1992-2013)

Par : Aurélio Miambo (URMIS – Paris 7)

- Résumé : Dès les débuts d’années 1990 aux temps actuels, le Mozambique est marqué par l’augmentation du nombre de migrants, de demandeurs d’asile et de réfugiés provenant d’Etats non limitrophes (Région des Grands Lacs : Burundi, République du Congo, Rwanda ; Corne de l’Afrique : Erythrée, Ethiopie et Somalie ; Afrique de l’Ouest : Mali, Nigéria, Sénégal, etc.). Cette constante augmentation pose de sérieux défis à l’État mozambicain, d’un côté, en ce qui concerne le fonctionnement des institutions publiques de façon à répondre aux croissantes sollicitations de régularisation de permanence dans le pays, mais, de l’autre côté, en ce qui concerne l’assistance humanitaire à ces personnes.

Afin de comprendre en profondeur cette réalité a été déclenchée cette recherche qui a donc pour objectif général d’analyser les logiques et dynamiques du fonctionnement de l’État au Mozambique à partir d’un cas spécifique d’étude sur les contextes d’accueil et modalités d’insertion des migrants et refugiés africains à Nampula. Un regard sur l’ensemble de premières données de terrain montre qu’il y a de plus en plus une tendance vers le durcissement de mesures du contrôle interne des réfugiés. Cette logique qu’oriente l’actuel processus de gestion des réfugiés au Mozambique s’inscrit dans le cadre en vigueur dans la région où de plus en plus l’accent se met sur les questions sécuritaires et de moins en moins sur les questions humanitaires.

Les données récoltées révèlent, encore, des importantes contradictions. D’un côté on a des difficultés d’accès aux données car le discours politique considère les migrations intra africaine une question central au niveau de la sécurité étatique. De l’autre côté il y a une présence des pratiques utilisées par les migrants pour franchir la frontière, notamment, le versement de pots – de – vin aux policiers. Ainsi, les pratiques quotidiennes observables vont en contre main aux discours politiques de maintenir la question migratoire inaccessible, quand effectivement la vulnérabilité et la précarité des frontières reste sur place ce relève une l’incapacité à maintenir les frontières et l’immigration sur contrôle.

Salle 870

Bât. Olympe de Gouges,

8 rue A. Einstein

75013 Paris

- plan d’accès

Merci de bien vouloir diffuser cette invitation auprès de vos collègues et étudiants, et de confirmer votre présence (sonia.ferreira@fcsh.unl.pt).

Cordialement,
Sónia Ferreira
(CRIA-IUL ; URMIS – Paris VII)

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