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Séance du Groupe de Travail « Migrants Portugais et ‘Lusophones’, en France et ailleurs »

Le mardi 10 mars de 14h à 17h à l’Urmis Paris

- « La mythologie de la cap-verdienneité : histoire, identité et diaspora »
Victor Barros, Faculté de Lettres /CEIS 20 – Université de Coimbra.

Résumé : Tous les discours sur l’idée de la spécificité cap-verdienne renvoient directement et indirectement à la dimension historique de la formation du Cap Vert comme nation issue de la diaspora. De fait, la population immigrée (cap-verdienne et ses descendants) qui réside à l’étranger (en Europe ou aux États-Unis) est largement supérieure aux habitants installés dans les dix îles qui forment l’archipel. Dans cette perspective, le discours politique officiel considère la diaspora cap-verdienne comme la « onzième île de l’archipel » ainsi, d’après cette allégorie, s’est construite la représentation du Cap Vert comme « nation globale ». Cette communication permettra d’exposer une radiographie sommaire sur l’histoire de l’émigration cap-verdienne (avec ses causes, ses destinations et ses enjeux) ; et, ensuite, nous montrerons la façon suivant laquelle la mythologie de la cap-verdienneité est souvent mobilisée dans différentes sphères (politiques et socioculturel) pour cristalliser l’image des Cap-verdiens.


- « La place de la terre et du sang dans la définition de soi comme « capverdien(ne) »

Elsa Ramos, Université Paris Descartes - CERLIS

Résumé : Il s’agit dans cette présentation d’interroger la place du territoire du Cap-Vert dans le contexte de la migration des « capverdien(ne)s » au Sénégal. Certains sénégalais d’origine capverdienne sont dans un mouvement de reterritorialisation c’est-à-dire d’une inscription géographique au Cap-Vert par l’achat « d’un pied à terre » ou par la réhabilitation d’une maison de famille. Jusqu’où cette territorialisation participe-t-elle à la constitution de la famille en faisant du lien entre les générations, entre les vivants et les morts, et entre les membres de la famille dispersés par la migration ? Quand la famille ne réside pas sur le « lieu de départ », ce dernier semble perdre du sens : il s’agit également d’interroger la place de la famille dans la définition du « lieu de départ » et du « migrant ».

Salle 870

Bât. Olympe de Gouges,

8 rue A. Einstein

75013 Paris

- plan d’accès

Merci de bien vouloir diffuser cette invitation auprès de vos collègues et étudiants, et de confirmer votre présence (sonia.ferreira@fcsh.unl.pt).

Cordialement,
Sónia Ferreira
(CRIA-IUL ; URMIS – Paris VII)

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