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Séminaire de recherche « La production du racisme par les institutions : le cas des politiques migratoires »

Le séminaire de recherche organisé par l’URMIS et le RT 24 « Genre, Classe, Race. Rapports sociaux et construction de l’altérité » de l’Association française de sociologie (AFS) aura lieu le vendredi 20 juin de 10 h à 13 h à l’université Paris Diderot (Bâtiment Olympe de Gouges, Rue Albert Einstein, Paris 13e, Salle M19) avec Camille Gourdeau et Xavier Dunezat.

- Plan d’accès

Intervenant-e-s : Camille Gourdeau et Xavier Dunezat

Résumé :
Nous proposons de mettre à l’épreuve le concept de « racisme institutionnel » à partir du terrain des politiques migratoires et du cadre théorique de l’articulation des rapports sociaux (sexe, classe, race).
Nous montrerons d’abord que les politiques migratoires françaises des années 2000 sont structurées par une double dynamique. D’une part, comme les modes de dénombrement des « immigrants » le révèlent, on assiste à une racisation institutionnelle du fait migratoire. D’autre part, les politiques migratoires sont structurées par des pratiques et des discours qui tendent à privilégier certaines catégories de migrants.
A travers l’exemple des « carrières de papiers », nous mettrons ensuite en débat l’hypothèse de la production du racisme par les institutions dites républicaines : en amont de l’obtention de la carte de séjour, par les préfectures ; en aval, par l’OFII à travers l’exemple du Contrat d’Accueil et d’Intégration (CAI). Logiques de classe et de sexe s’articulent ici aux logiques de race. Enfin, l’exemple des Mineurs Isolés Étrangers (MIE) sera mobilisé afin d’illustrer la manière dont les logiques racistes dépassent les institutions spécialisées dans le traitement des étrangers.

- Camille Gourdeau est doctorante en socio-anthropologie à l’URMIS (Université Paris 7 Denis Diderot). Ses recherches interrogent les politiques migratoires en France à travers le Contrat d’accueil et d’intégration (CAI).

- Xavier Dunezat est enseignant de Sciences sociales en lycée public et membre associé du CRESPPA-GTM. Ses recherches actuelles interrogent la dynamique des rapports de pouvoir dans les mobilisations dites de sans-papiers.