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Séminaire reporté à une date ultérieure : « On n’ondule pas comme au Brésil ! ». Appropriations et réinvention dans le candombe afro-uruguayen (Montevideo, Uruguay)

Séminaire reporté à une date ultérieure à la MSHS de Nice avec Clara Biermann (Paris 8). Séminaire dans le cadre du projet «Circulations transnationales et blocages des pratiques culturelles», axe 3 Mondialisations, circulations, altérités.

Résumé :
Cette présentation porte sur les enjeux politiques et esthétiques des créations des artistes militants afro-uruguayens dans un contexte de tension entre la nationalisation du candombe et la revendication d’une propriété culturelle sur cette pratique.
Dans un premier temps, je montrerai que l’histoire du candombe afro-uruguayen est marquée par des « jeux de couleurs », musicales et sociales, qui ont toujours été articulées à la condition des Afro-Uruguayens dans la société nationale. Ainsi, bien que les musiques et danses qui ont circulé depuis le début de la colonisation entre Europe(s), Afrique(s) et Amérique(s) aient nourri le candombe, celui-ci est considéré et vécu comme la musique noire uruguayenne et joue un rôle central comme instrument des mouvements politiques noirs en Uruguay. Dans un second temps, je présenterai des éléments issus de mon expérience de terrain (depuis 2007), qui m’a permis d’observer la fabrique musicale et chorégraphique d’un candombe « réafricanisé », qui a émergé dans les années 1990 et qui s’est imposé comme une voie esthétique majeure du candombe contemporain. Cette analyse, combinant trajectoire et subjectivité individuelle des artistes à leur manière de sélectionner et de (re)composer le candombe à partir de divers matériaux sonores et gestuels, offre une prise sur les valeurs et les identifications qui sous-tendent ces procédés créatifs, dans le cadre plus large de la construction d’afrodescendance en Uruguay.

Postscript :

Photo : Carnaval.com Studios, Comparsa Tronar de Tambores Montevideo Friday Carnaval 2012 07