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Soutenance d’Altaïr Despres

Altaïr Despres a soutenu sa thèse de doctorat de sociologie-anthropologie intitulée "Se faire contemporain ; Les danseurs africains à l’épreuve de la mondialisation culturelle" le vendredi 19 octobre 2012 à l’Université Paris Diderot.

Le jury lui a décerné la mention très honorable avec les félicitations du jury à l’unanimité.


Composition du jury :

- M. Jean-Loup AMSELLE, Directeur d’études à l’EHESS

- M. Gérard NOIRIEL, Directeur d’études à l’EHESS
 (rapporteur)
- Mme Catherine QUIMINAL, Professeure à l’Université Paris Diderot
 (directrice de thèse)
- Mme Gisèle SAPIRO, Directrice de recherche au CNRS, Directrice d’études à l’EHESS (rapportrice)
- Mme Johanna SIMÉANT, Professeure à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne

- M. Mahamet TIMÉRA, Professeur à l’Université Paris Diderot

Résumé :

La mondialisation culturelle, saisie comme une conjonction de pratiques concrètes plutôt que comme un phénomène aussi uniforme qu’irrépressible, pose le problème de l’émergence d’espaces sociaux transnationaux, mais aussi celui de la production, à une échelle globale, de personnes, d’activités et d’intérêts spécifiques. La thèse se propose d’aborder cette question à partir du cas particulier de la danse contemporaine africaine, conçue comme un redéploiement au Sud d’une économie symbolique qui s’est structurée au Nord. En combinant plusieurs méthodes d’enquête – ethnographie multisituée (Mali, Burkina Faso, Tunisie, France), entretiens, archives – il s’agit d’abord de comprendre comment émerge un espace chorégraphique franco-africain, au croisement des logiques politiques de la coopération et de logiques proprement artistiques. L’analyse est ensuite consacrée aux trajectoires des danseurs concernés, souvent d’origine populaire, depuis leur improbable engagement dans la danse contemporaine, jusqu’à leur éventuelle insertion sur le marché chorégraphique international, en passant par leur apprentissage de codes inséparablement esthétiques et moraux. On voit alors que l’intérêt pour une pratique artistique venue d’ailleurs se forge et se perpétue au gré de logiques locales extra-artistiques : recherche de rétributions économiques, migration internationale notamment. Enfin, l’observation participante menée au sein d’une compagnie de danse permet de montrer que l’inscription de la création africaine dans le champ de l’art contemporain doit autant à l’intériorisation de ses normes esthétiques qu’à la mise en scène de symboles culturels supposés propres à l’Afrique.

Lieu :

Université Paris Diderot, Salle des thèses (2e étage)

Dalle des Olympiades – Immeuble “Montréal”, Entrée par le 59 rue Nationale 75013 – PARIS