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Soutenance d’Émilie Adam-Vézina

Émilie Adam-Vézina a soutenu sa thèse de doctorat en anthropologie/sociologie intitulée :
Migrantes africaines séropositives : une comparaison France-Canada (Québec)
La combinaison de la migration, des violences et du VIH-sida comme révélateurs de l’articulation des rapports sociaux de pouvoir

La soutenance a eu lieu le mardi 29 septembre 2015 à 14h à l’Université Paris Diderot- Paris 7, Bâtiment Olympe de Gouges (8 Place Paul-Ricoeur au bout de la rue Albert-Einstein, 75013), salle 870. Plan d’accès au bâtiment.

Le jury lui a décerné la mention "très honorable".

Composition du jury :
- Marc BESSIN, Chargé de recherche au CNRS
- Marguerite COGNET, Maître de conférences à l’Université Paris Diderot-Paris 7
- Dorothée DUSSY, Directrice de recherche au CNRS
- Sylvie FORTIN, Professeure titulaire à l’Université de Montréal (rapporteure)
- Jean-Bernard OUÉDRAOGO, Directeur de recherche au CNRS (rapporteur)
- Catherine QUIMINAL, Professeure émérite à l’Université Paris Diderot-Paris 7 (directrice de thèse)

Vous trouverez ci-dessous un résumé de la thèse.
Bien cordialement,
Émilie Adam-Vézina : emilie.adam@etu.univ-paris-diderot.fr

Résumé :
Cette thèse vise à restituer, dans sa complexité, la combinaison de différents processus sociaux en l’abordant à partir de l’intrication des expériences vécues par les actrices. Dans le cadre d’une comparaison France-Canada (Québec), la catégorie migrantes-africaines-séropositives sert de révélateur des modalités d’articulation des rapports sociaux de pouvoir. Elle montre combien les politiques et discours publics, en France comme au Canada, réduisent le sens des trajectoires de vie des migrantes, ce qui n’est pas sans effet sur leur devenir. Les matériaux empiriques se composent principalement d’entretiens approfondis avec des migrantes rencontrées en Île-de-France et à Montréal. L’analyse s’organise en deux axes. Le premier explore la carrière migratoire des femmes marquée par la maladie et très souvent par des violences. Les législations des deux pays convergent pour contrôler l’installation des migrantes, mais leur état de santé et les violences subies font l’objet de traitements distincts selon les pays, qui opposent le corps malade au corps féminin persécuté. Le deuxième axe traite du complexe d’expériences vécues en tant que minoritaires et séropositives, en France et au Québec, qui mêle intimement statut sérologique, statut migratoire, relations de genre et poids de « l’origine ». Il est abordé comme un processus d’apprentissage de la place assignée dans les pays d’installation. En suivant des trajectoires sociales et migratoires, cette thèse apporte donc, à travers l’analyse de l’expérience conjointe de la migration, des violences et du VIH-sida, sa contribution à la mise en œuvre empiriquement fondée d’une approche « intersectionnelle ».

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