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Soutenance de thèse de Marion Manier

Marion Manier a soutenu sa thèse intitulée « Le traitement social de la question des “femmes de l’immigration” dans le champ de l’action sociale. Les enjeux d’une catégorisation intersectionnelle – ethnique, de genre et de classe – et de ses effets sociaux », le 28 septembre 2010, au Pôle universitaire Saint Jean d’Angély, Maison des Sciences de l’Homme.

Le jury lui accordé la mention "très honorable, avec félicitations".

Composition du jury :

- M. Manuel BOUCHER, Directeur scientifique du Laboratoire d’étude et de recherche sociales (LERS) de l’Institut du développement social (IDS-IRTS) de Haute-Normandie, HDR
- M. Eric FASSIN, Professeur agrégé à l’Ecole Normale Supérieure, Paris
- M. Gilles FRIGOLI, Maître de conférence à l’Université Nice-Sophia Antipolis
- M. Christian POIRET, Maître de conférence, HDR à l’Université Paris 7- Denis Diderot
- Mme Jocelyne STREIFF-FENART, Directrice de recherche CNRS
- M. Jean-Pierre ZIROTTI, Professeur à l’Université de Nice-Sophia Antipolis (directeur de thèse)

Résumé :

Cette thèse explore le traitement social contemporain de la question des « femmes de
l’immigration » dans le champ de l’action sociale, en saisissant les rapports sociaux dans leurs diversités
et leurs articulations. Après une analyse préalable de la construction de la question des « femmes de
l’immigration » comme priorité de l’action publique, cette recherche s’attache à rendre compte des
modalités concrètes de prise en charge de publics de femmes migrantes dans l’action sociale et
associative. Elle s’appuie sur les résultats d’une enquête qualitative, ethnographique et
comparative menée au sein de différents dispositifs d’intervention sociale de la ville de Nice. D’une part,
sont analysées les modalités selon lesquelles émergent, s’élaborent, se combinent les catégories de la
différence ethnique, de genre et de statut social en usage dans la « problématisation » de cette question
dans l’action publique, sociale et associative. D’autre part, sont décrits les effets sociaux de ce traitement
social sur les dynamiques internes de l’intervention sociale et sur les femmes qui font l’objet de ces
catégorisations, qu’elles soient usagères ou elles-mêmes intervenantes au sein des dispositifs d’action
sociale et associative. De fait, les frontières qui se réalisent entre des « nous » et des « elles » produisent
des effets, tant sur la place symbolique et matérielle que ces dernières occupent, que sur les « stratégies
identitaires intersectionnelles » et les résistances qu’elles opposent.